Sonder les infinis

Avec leurs homologues du monde entier, les chercheurs de l’IN2P3 explorent les interactions fondamentales entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Leurs recherches permettent de comprendre l’histoire et les mécanismes de formation de la matière pour remonter jusqu’aux origines de l’Univers.

Afin d’optimiser ses ressources et ses compétences, l’IN2P3 s’est structuré en un nombre limité de laboratoires, d’infrastructures et de plateformes technologiques. En France, il travaille en étroite collaboration avec les universités au sein d’unités mixtes de recherche (UMR) et en partenariat avec divers organismes publics et privés, en particulier le CEA, le Cnes et l’Inserm. Tournées vers les grandes infrastructures de recherche (IR/TGIR) nationales et internationales, ses collaborations incluent également les organismes, instituts et universités à l’étranger.

  • 1 000 chercheurs et enseignants-chercheurs (dont 600 CNRS)

  • 1 500 ingénieurs et techniciens (dont 1 300 CNRS)

  • 500 doctorants et post-doctorants

  • 25 structures de recherche

  • 30 programmes de recherche

  • 10 IR/ TGIR et 15 plateformes interdisciplinaires

Les recherches menées par l’IN2P3 portent à la fois sur la physique de l’infiniment grand – astroparticules, cosmologie – et sur la physique de l’infiniment petit – physique nucléaire, physique des particules. L’institut couvre les principaux champs de recherche actuels dans ces domaines.

L’IN2P3 tente de répondre à trois grandes questions : Quels sont les constituants fondamentaux du monde subatomique ? Comment se structure la matière nucléaire ? De quoi est fait l’Univers et quelles sont son histoire et son évolution depuis le Big Bang ?

Les compétences scientifiques et techniques de l’IN2P3 sont également développées aux interfaces des disciplines portées par d’autres instituts du CNRS : l’astrophysique, les sciences chimiques, la physique des matériaux et des lasers, les sciences de la vie, les sciences de l’environnement, les sciences de l’ingénierie et les sciences de l’information.

L’IN2P3 valorise ses savoir-faire et ses travaux de recherche auprès du tissu économique et social en étant co-concepteur d’instruments et de services techniques dans les domaines de la santé (l’imagerie médicale notamment), de l’énergie et de l’environnement. Les spécialités que l’IN2P3 valorise auprès des industriels concernent principalement le développement de composants d’accélérateurs, de capteurs et d’électronique. Son expertise dans le traitement des grandes masses de données lui permet de tisser des liens avec les principaux acteurs du domaine. L’IN2P3 a également développé des compétences reconnues autour des questions d’énergie nucléaire et de gestion des déchets radioactifs.

Les recherches conduites par l’IN2P3 nécessitent la mise en œuvre de très grands instruments de recherche : accélérateurs et détecteurs de particules, instruments d’observation des rayons et autres messagers cosmiques de haute énergie, satellites de haute technologie pour observer l’Univers, etc. Ces installations de pointe mobilisent d’importants moyens et s’inscrivent le plus souvent dans des projets transnationaux de dimension européenne ou internationale. Pour cela, l’IN2P3 est membre de comités et instances de concertation et coordination européens ou internationaux (ECFA, FALC, NuPPEC, APPEC, APIF, EGI, EU-T0).

Dresser un pont entre le public, notamment jeune, et ses laboratoires est une volonté forte de l’IN2P3. Dans ce souci de partage et de diffusion, les chercheurs et ingénieurs de l’institut contribuent, via des actions de médiation, à faire découvrir à un large public les grandes thématiques et les métiers qui feront la physique de demain. L’institut s’implique également dans la formation des futurs chercheurs et ingénieurs.

Les instances réglementaires de l’IN2P3

Comme les autres instituts du CNRS, l’IN2P3 est pourvu d’instances réglementaires qui l’accompagnent dans son action. Le conseil scientifique évalue pour la direction de l’institut les enjeux et la pertinence des projets au sein de ses programmes de recherche. Le comité des directeurs d’unités participe au pilotage de l’institut. Enfin, le conseil d’orientation est consulté sur son positionnement scientifique, la mise en place et le suivi des partenariats et sur l’allocation prévisionnelle des ressources.