Deux nouveaux projets d’infrastructures impliquant des laboratoires IN2P3 inscrits sur la feuille de route ESFRI

International Astroparticules et cosmologie R&D accélérateurs

À l’occasion de la mise à jour de sa feuille de route, le Forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI) a ajouté 11 projets d’infrastructure, dont deux projets dans lesquels sont impliqués les laboratoires de l’IN2P3. Il s’agit du Einstein Telescope, détecteur d’ondes gravitationnelles de troisième génération, priorité forte exprimée lors des récents séminaires de prospective nationale, et de EuPRAXIA, infrastructure de recherche pilote basée sur la  technologie innovante des accélérateurs de particules à ondes plasma. Cette intégration à la feuille de route de l’ESFRI est une étape très importante en vue de la future  mise en œuvre de ces grands projets.

La mission de l'ESFRI est de soutenir une approche cohérente et stratégique de l'élaboration des politiques en matière d'infrastructures de recherche en Europe, et de faciliter les initiatives multilatérales conduisant à une meilleure utilisation et un meilleur développement des infrastructures de recherche, au niveau européen et international. La feuille de route ESFRI a été initiée en 2006. Elle est périodiquement mise à jour et cette nouvelle actualisation est la quatrième après celle de 2008, 2010 et 2016. De nombreux projets auxquels ont participé ou participent encore activement les laboratoires de l’IN2P3 sont passés par cette étape, comme SPIRAL2, KM3NeT, FAIR, XFEL, CTA, MYRRHA, ESS ou HL-LHC.

 

Einstein Télescope sera enterré pour ne pas être exposé au bruit sismique de surface. Sa configuration en triangle permet de loger 3 interféromètres dotés de deux bras de 10 kilomètres de long dans lesquels voyagent les faisceaux lasers. Le passage d’une onde gravitationnelle se mesure en comparant le temps de vol des lasers dans les deux bras de l’interféromètre. Image : Marco Kraan, Nikhef.
EuPRAXIA, fournira des faisceaux de rayons X d’une grande qualité dans une gamme d’énergie allant de 1 à 5 GeV. Plusieurs domaines scientifiques pourront en tirer avantage comme l'étude des matériaux, des bactéries ou des virus. Un des deux sites de l’infrastructure se situera dans la zone métropolitaine de Rome. Image : Marco Kraan, Nikhef.

Contact

Vincent Poireau
DAS Astroparticules et cosmologie
Jean-Luc Biarrotte
DAS Accélérateurs et technologies
Emmanuel Jullien
Responsable de la cellule communication de l'IN2P3