De multiples applications pour la société et les entreprises

Les découvertes et les innovations technologiques en physique nucléaire et en physique des particules trouvent des applications directes et parfois inattendues au cœur de la société, dans des secteurs aussi variés que la santé, l’énergie, la chimie, la biologie, le spatial ou encore l’environnement.

Des retombées multiples à fort impact sociétal

L’IN2P3 conduit une politique forte de transfert de ses innovations vers la société civile. Ainsi, les technologies développées pour détecter et mesurer les particules sont utilisées dans le traitement des cancers, notamment en radiothérapie. Les techniques liées aux accélérateurs et utilisées en radiochimie sont également mises à profit pour produire des radionucléides d’intérêt pour l’imagerie médicale et la curiethérapie. De nombreuses innovations ont participé au développement de l’imagerie in vivo, notamment sur le petit animal.

L’expertise de l’IN2P3 en matière d’instrumentation et de mesure de la radioactivité en font un partenaire incontournable du secteur de l’énergie nucléaire. En particulier dans le cadre des chantiers de démantèlement d’installations nucléaires, l’institut, au travers du réseau Becquerel apporte des expertises objectives aux différents acteurs régaliens du domaine.

Les laboratoires de l’institut diffusent l’innovation auprès des industriels de la filière et sont régulièrement consultés pour faire évoluer la sûreté et l’analyse de sites nucléaires. Ils travaillent également en partenariat avec les acteurs scientifiques, civils et associatifs concernés par le nucléaire et l’environnement. Ainsi le réseau Becquerel effectue des mesures de basses radioactivités à leur profit.

Le projet Geobird :

Le projet Geobird est un financement ANR (Agence nationale de la recherche) décrochée par des ingénieurs de l’IN2P3. L’IN2P3 est à l’origine des «bio-loggers », ces dispositifs électroniques miniatures qui permettent d’étudier les comportements animaux, mais aussi l’effet de l’activité humaine sur l’environnement. De nouvelles techniques d’imagerie sont également développées pour cartographier les volcans, les tunnels, les gisements de matières premières ou encore pour contrôler d’éventuels engins explosifs.

Une politique de valorisation affirmée

La valorisation de la recherche auprès du tissu économique et social est un enjeu important pour l’institut. Il encourage fortement ses personnels à faire cette démarche sur des concepts innovants. L’accompagnement et la mise en œuvre repose sur un réseau de correspondants de valorisation présents dans tous les laboratoires coordonné à l’échelle nationale. Une connexion forte est assurée avec les partenaires industriels, et un accompagnement attentif est accordé à la création de start-up, de laboratoires communs et au dépôt de brevets.

De nombreux acteurs et actrices interviennent lors du processus d’innovation, depuis la détection d’un projet en laboratoire jusqu’à la mise sur le marché d’une technologie. Le CNRS joue un rôle clé dans cet écosystème, en interaction avec l’ensemble des structures existantes.

En savoir plus sur les processus de prématuration et maturation au sein du CNRS.

Quelques exemples d’actions de valorisation de l’IN2P3

Les prématurations de projets
 

  • LUXCIFER, vers un prototype de détecteur universel de neutrons (Louise STUTTGE et Laurent DOUCE - IPHC)
  • MIMAC, étude de faisabilité de la caractérisation d’un dépôt de lithium naturel par mesure neutronique (Nadine Sauzet, Daniel Santos, Véronique Ghetta - LPSC)

Les brevets

Depuis 2010 une trentaine de brevets et de logiciels ont été déposés par les scientifiques de l’IN2P3.

Les start-up

WEEROC

En 2012, la plateforme nationale OMEGA a vu émerger une jeune entreprise, WEEROC, dont le but est de valoriser les circuits de micro-électroniques ASICs développés dans la recherche pour la photodétection et la détection de particule. L’une des puces développées par Weeroc contribue actuellement au pilotage de la fusée Ariane-5.

FiberMetrix

Créée en 2014 par deux chercheurs de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC, CNRS/ Université de Strasbourg), FiberMetrix développe des instruments capables de mesurer la quantité de rayonnements ionisants délivrée aux patients lors d’actes de radiodiagnostic ou de radiothérapie.

Les laboratoires communs (LabCom)

L’institut s’organise pour mettre en relation les laboratoires et les industriels, afin de créer des liens étroits autour d’équipes de recherche mutuelles ou de laboratoires communs.

P2R, le premier laboratoire commun de l’IN2P3

P2R (Physique des particules pour la radioprotection) est un laboratoire commun (CENBG/Carmelec) centré sur le développement de détecteurs innovants pour la radioprotection afin de répondre à des besoins de santé publique, de contrôle et de sécurité. Le programme scientifique et technique de ce laboratoire commun est axé sur la détection des rayonnements ionisants en appliquant des techniques innovantes issues de la recherche fondamentale en physique des particules et pouvant être industrialisées.

Un autre Labcom est en préparation - TESMARAC : Technologie de reconnaissance moléculaire pour la mesure des radio-isotopes à l’échelle des traces dans des matrices complexes. Un projet entre Subatech et Triskem international.